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Après le crowdfunding, qu’est-ce que le Crowdlending ?

Crowdfunding, Crowdequity, Crowdlending, financement participatif, vous les voyez fleurir sur internet et pourtant ces noms anglos-saxons ne vous disent rien. Certes il s’agit d’un mode de financement alternatif où le particulier verse une somme à une plateforme pour soutenir des projets, mais pourquoi portent-ils autant de noms s’ils ne montrent pas de différences ? Notre article précédent porte sur le crowdfunding immobilier. Aujourd’hui, Jean-Philippe Gontier, co-fondateur de la plateforme Les Entreprêteurs nous explique en quoi consiste le Crowdlending.

Qu’est-ce que le Crowdlending ? Interview avec Gontier et van Heems

À gauche: Jean-Philippe Gontier, à droite: Marc-Antoine Van Heems

Quelles sont les grandes différences entre le crowdfunding et le crowdlending ?

Jean-Philippe Gontier : Le crowdfunding est une grande famille regroupant plusieurs activités dont le crowdfunding basé sur les dons, le crowdlending basé sur le financement en dette (prêt, minibons) et le crowdequity pour les investissements en capital.

Le crowdfunding tel qu’on l’entend, est surtout connu pour ses collectes de dons, parfois en échange d’une contrepartie (produit ou service lié au projet soutenu).

Le crowdlending est un système de collecte de prêts (ou d’autres produits de dette tels que les minibons ou les obligations), permettant de recevoir un remboursement avec des taux d’intérêts de l’ordre de 6-7%.

Comment définir le Crowdlending ?

Jean-Philippe Gontier : Tout d’abord, disons que le crowdlending partage la même logique que le crowdfunding. Une entreprise est en recherche de financement. Et en face nous avons des particuliers ou des investisseurs personnes morales (entreprises, institutionnels) qui participent aux collectes.

Les investisseurs sont en général des particuliers qui versent des montants moins importants que des gros investisseurs qui peuvent être des personnes morales.

Les collectes peuvent démarrer à 10 000 € et atteindre 1 M€ (prêt) ou 2,5 M€ (minibons). Elles peuvent se faire également en club-deal avec des fonds d’investissements extérieurs qui abondent les collectes en complément des fonds apportés par des particuliers.

Nous avons la conviction que le crowdlending permet de démocratiser les projets dans la mesure où il s’adresse aux entreprises (TPE, PME) présentes sur tout le territoire pour emprunter auprès d’une large communauté d’investisseurs qui peuvent ainsi les soutenir et leur permettre de se développer.

Pour se développer harmonieusement, l’écosystème du financement participatif implique une croissance du nombre de projets à financer et de la communauté des investisseurs.

Quels critères sont importants pour une entreprise qui voudra récolter des prêts auprès des particuliers ?

Jean-Philippe Gontier : Nous avons trois grands critères pour sélectionner les entreprises :

  • Un minimum d’ancienneté : de 3 ans et de deux bilans.
  • Un niveau d’activité minimum : Chiffre d’Affaires d’au moins 150 000€.
  • La rentabilité escomptée permettant de rembourser les investisseurs dès le mois suivant.

L’entreprise doit avoir la capacité de rembourser sa dette en dégageant du résultat. C’est là aussi une grande différence avec le crowdfunding. L’entreprise doit dégager du bénéfice pour que le particulier touche un rendement.

Donc contrairement au crowdfunding basé sur des contreparties en nature, le crowdlending est un outil de rendement financier à court terme ?

Jean-Philippe Gontier : Oui essentiellement. Mais nous avons aussi essayé d’appliquer certains fondements du crowdfunding, notamment, quand le projet s’y prête, celui d’une contrepartie en nature.

Nous avons un cas pratique avec une entreprise de whisky qui était jusque-là une brasserie et qui a voulu changer de modèle économique pour devenir une distillerie. Pour cela, elle avait besoin de financer son stock, car comme vous le savez le whisky a besoin de trois ans pour vieillir. Il est dépendant d’un cycle de maturation et stocker un produit a un coût. Pour une certaine somme versée, les investisseurs avaient le droit de bénéficier d’un prix préférentiel sur le whisky.

Mais l’histoire ne s’est pas arrêtée là puisque le projet a eu beaucoup de succès sur notre plateforme, l’entreprise est même passée à BFM TV à nos côtés. Cette visibilité accrue lui a permis de doubler ses ventes en ligne.

Nous essayons de rendre les projets attractifs, quitte à dupliquer les principes de crowdfunding en ce qui concerne les contreparties en nature.

Pour une entreprise, choisir le crowdlending pour se financer est un peu plus cher que de s’adresser à une banque, mais en contrepartie elle gagne en visibilité grâce à notre plateforme pouvant aller jusqu’à lui permettre de gagner au final de l’argent si elle profite d’un accroissement de son activité.

Crowdlending et éthique : est-ce que cela est un fondement du crowdlending, de choisir des projets proche des besoins des particuliers ?

Jean-Philippe Gontier : Nous avons en effet un certain nombre de projets qui répondent à ces nouveaux enjeux de la production de produits équitables ou de services respectueux de l’environnement. Dans la mesure où ces thématiques intéressent particulièrement le grand public, nous essayons de mettre en ligne des projets ayant de forts impacts écologiques (comme la dépollution) ou en matière de santé (services de soins à domicile) ou encore dans le domaine de la petite enfance (micro-crèches). Les projets doivent être proches de la vie quotidienne des investisseurs, c’est d’ailleurs ce qui les motive avant tout, s’ils sont sensibles au projet.

Puisque le rendement définit le risque et qu’il s’élève jusqu’à 7,5%, quels sont concrètement les risques ? Et comment la plateforme de crowdlending s’immunise contre ceux-ci ?

Jean-Philippe Gontier : Tout d’abord, la plateforme choisit ses projets. Les critères que j’ai énoncés précédemment sont des facteurs qui assurent déjà une certaine rentabilité.

Cependant une entreprise peut ne pas rembourser son prêt. On parle alors de risque de défaut.

Pour prévenir ces cas de défaut, nous mettons en place des stratégies d’accompagnement des entreprises pour leur permettre de se développer de façon pérenne.

Il ne faut pas oublier que les investisseurs sont avant tout sensibles au risque de perte en capital. Et malgré nos diligences lors de l’étude des dossiers, nous ne pouvons pas empêcher certains aléas de se produire.

Vous n’êtes donc pas simplement une plateforme récoltant des fonds, vous vous engagez auprès des entreprises et des investisseurs. Est-ce c’est là l’une de vos principales valeurs pouvant justifier la confiance que l’on vous accorde ?

Jean-Philippe Gontier : Oui. Nous co-investissons personnellement dans les opérations de financement, c’est-à-dire que si l’investisseur perd ses fonds investis dans un projet, nous les perdons aussi, selon le principe de l’alignement d’intérêts.

Les nouvelles réformes de Macron prennent l’initiative de réinjecter l’épargne dans l’économie réelle comme la flat tax : en quoi est-elle si intéressante ? Est-ce donc intéressant pour un particulier d’investir dans le crowdlending ?

Jean-Philippe Gontier : La réforme de la flat tax à 30% va alléger la fiscalité de l’investisseur. Jusqu’au 31 décembre 2017, tous les revenus étaient taxés selon le principe du barème progressif. Par tranche de revenus vous pouviez être imposés à :

  • 0% + Prélèvements sociaux de 15,50% = 15,50%
  • 14% + Prélèvements sociaux de 15,50% - 0,71% de CSG déductible = 28,79%
  • 30% + Prélèvements sociaux de 15,50% - 1,53% de CSG déductible = 45,50%
  • 45% + Prélèvements sociaux de 15,50% - 2,30% de CSG déductible = 58,21%

Si vous étiez dans la tranche de 30%, vous étiez taxés en réalité à 45,5%, ce qui réduisait pratiquement de moitié vos revenus. Et au vu du risque, peu de monde était incité à investir dans un projet risqué pour si peu de rendement après imposition.

Avec les 30% pour tous les revenus :

  • Pour les tranches à 0%, seuls les prélèvements sociaux sont à payer en cas d’option pour le barème progressif. Les prélèvements sociaux ont été légèrement augmentés pour atteindre 17,2%.
  • Pour toutes les autres tranches, il ne reste que les 30% d’imposition.

Cette réforme est donc bénéfique à l’investissement risqué.

BarèmeRégime d'impostion actuelRégime d'impostion futur Flat TaxEcart en points de base (+hausse d'impôt/-baisse d'impôt)
Impôts sur le revenuPrélèvements sociauxImpacts CSG déductible N+1Total impostion
Tranche à 0 %0 %15,50 %0,00 %15,50 %30 %14,50 %
Tranche à 14 %14 %15,50 %- 0,71 %28,79 %30 %1,21 %
Tranche à 30 %30 %15,50 %- 1,53 %43,97 %30 %- 13,97 %
Tranche à 41 %41 %15,50 %- 2,09 %54,41 %30 %- 24,41%
Tranche à 45 %45 %15,50 %- 2,30 %58,21 %30 %- 28,21 %

En parlant d’investissement risqué, quels conseils donneriez-vous à vos investisseurs ?

Jean-Philippe Gontier : De répartir le risque en misant sur plusieurs projets.

Nous avons mis en ligne une cinquantaine de projets en 18 mois, ce qui fait une moyenne de 3 projets par mois. Cela laisse de nombreuses possibilités pour l’investissement.

Ce que je conseille c’est d’investir jusqu’à 25% de son patrimoine financier dans des produits au rendement plus élevés tel que le crowdlending, 25% en actions cotées et 50% de ses investissements dans des produits en théorie moins risqués tel que l’assurance vie ou l’immobilier.

Aujourd’hui il faut savoir que l’assurance vie ou les livrets A ne rapportent plus beaucoup (1 à 2%). Les intérêts perçus couvrent à peine l’inflation. Il n’y a pas vraiment de gain.

Mon deuxième conseil est d’investir dans des projets à plus long terme car ils rapportent plus que les projets à court terme. Il est vrai que certains investisseurs, par peur du risque, préfèrent investir dans des projets qui se remboursent assez vite. N’oublions pas que le risque détermine le rendement.

À partir de combien peut-on investir et quelle somme idéale investir ?

Jean-Philippe Gontier : Il n’y a pas de somme idéale, tout dépend de vos possibilités, mais vous pouvez investir à partir de 20€, ce qui est très peu pour du financement participatif. Nous travaillons aussi avec la monnaie électronique à ne pas confondre avec les crypto-monnaies puisque lorsque vous alimentez votre compte Entreprêteur, ce sont des euros que vous investissez.

Quel est le profil de l’investisseur ?

Jean-Philippe Gontier : A 80%, l’investisseur type est masculin. Par contre, nous pouvons dissocier deux types d’investisseur :

D’un côté nous avons des jeunes entre 25 et 35 ans, habitués aux investissements digitaux, ils sont à la recherche d’alternatives à la bourse.

De l’autre nous avons des retraités qui ont du temps pour décortiquer les projets, pour échanger et surtout parce qu’ils recherchent des revenus réguliers et un retour rapide sur leur investissement.

Et d’ailleurs quel projet vous a particulièrement marqué ?

Jean-Philippe Gontier : Dans le cas du projet de distillerie de whisky, nous avons remarqué que beaucoup de passionnés et de connaisseurs ont pris plaisir d’échanger sur ce projet. Une vraie communauté d’intérêts s’est créée.

Ces investisseurs ne recherchent pas seulement un rendement, ils souhaitent participer à une aventure, effectuer un investissement plaisir. Ce sont des passionnés qui soutiennent un projet d’entreprise. Et c’est cela qui est intéressant dans ce nouveau mode de financement.

Vous parliez de banques tout à l’heure. Est-ce le crowdlending se positionne comme une alternative aux banques ?

Jean-Philippe Gontier : Nous intervenons quasi systématiquement en complément d’un financement bancaire. Nous sommes un acteur qui a toute sa place parmi les acteurs du financement. Et même si le crowdlending est un peu plus cher qu’un prêt dans une banque, il ne faut pas oublier que notre plateforme leur permet de gagner en visibilité. Le plus, c’est que nous accompagnons l’entreprise pour qu’elle transforme son financement en opération marketing.

Qui sont Les Entreprêteurs ?

Jean-Philippe Gontier : Nous avons développé une offre d’accompagnement des entreprises dans leur stratégie digitale unique sur le marché. Nous sommes en mesure d’apporter ponctuellement des services complémentaires pour dynamiser l’activité de l’entreprise.

Par ailleurs, nous avons une exigence de transparence par rapports aux investisseurs et aux entreprises et les tarifications que nous pratiquons sont parmi les plus basses du marché.

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